Renard ardent
Quelle ferveur autour de la sortie de FireFox 1.0! Il y a une ambiance de retour du Jedi, le sort du monde est en jeu, renoncez aux logiciels commerciaux, adoptez la gratuité, vivez dans le partage et la vie communautaire. Ah, la beauté des rites para-Linuxiens, avec ses moines pieds nus, cheveux longs et gras, le cosmos issu de la nudité du code source et scandé par le logos premier, qui s’affiche comme il faut sur tous les navigateurs et dont la feuille de style est interchangeable. Prions pour la compatibilité multiplateforme. Amen.
Et moi, je me bats avec mon ordinateur tout neuf et son graveur DVD qui pinaille comme un fonctionnaire des douanes si le DVD vierge que j’introduis innocemment dans le lecteur n’est pas conforme à je-ne-sais quelle norme internationale, ratifiée par le Conseil de Sécurité de l’ONU et par le gouvernement provisoire du Rajistan Sud.
Quand j’étais enfant, le monde était simple: Goldorak le mercredi, messe le dimanche, devoirs les soirs de la semaine (sauf le vendredi) et spaghetti sauce tomate le samedi soir, sous le regard ahuri de Michel Drucker. Simple, facile, fonctionnel.
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