Renard ardent

9 11 2004

Quelle ferveur autour de la sortie de FireFox 1.0! Il y a une ambiance de retour du Jedi, le sort du monde est en jeu, renoncez aux logiciels commerciaux, adoptez la gratuité, vivez dans le partage et la vie communautaire. Ah, la beauté des rites para-Linuxiens, avec ses moines pieds nus, cheveux longs et gras, le cosmos issu de la nudité du code source et scandé par le logos premier, qui s’affiche comme il faut sur tous les navigateurs et dont la feuille de style est interchangeable. Prions pour la compatibilité multiplateforme. Amen.
Et moi, je me bats avec mon ordinateur tout neuf et son graveur DVD qui pinaille comme un fonctionnaire des douanes si le DVD vierge que j’introduis innocemment dans le lecteur n’est pas conforme à je-ne-sais quelle norme internationale, ratifiée par le Conseil de Sécurité de l’ONU et par le gouvernement provisoire du Rajistan Sud.
Quand j’étais enfant, le monde était simple: Goldorak le mercredi, messe le dimanche, devoirs les soirs de la semaine (sauf le vendredi) et spaghetti sauce tomate le samedi soir, sous le regard ahuri de Michel Drucker. Simple, facile, fonctionnel.



Confusio mentis

4 11 2004

En vrac, dans ma tête:
chroniques martiennes, la consolation de la philosophie, femme-philosophe et hommes-animaux, les ombres errantes, analyse du vocabulaire et histoire des corpus, les premiers écrits catalans de ramon llull, active and contemplative life in renaissance humanism, el país (lunes 1 de noviembre), thêta (theoria ou thanatos?). Borges, Calvino, Perec, Eco, Bradbury, Quignard, Hadot, Connelly, Ellroy.

Chronique d’un analphabète qui se la raconte.
Chronique d’un esprit vide et de sa liste des commissions.
Petite ou grosse commission?



L’homme qui mangeait des dictionnaires

3 11 2004

Des livres invisibles,
qui n’apparaissent que dans d’autres livres,
y el hombre que comía diccionarios.
Que cela nous réchauffe, en ce matin brumeux et froid.



Le chemin de Damas

2 11 2004

Dans la soirée du 16 février 2002:

trois jours pour essayer de faire marcher WebLog de *HandX*, sans grand résultat. Mais au fond, toute cette technique n’est qu’une excuse pour retarder le moment de l’écriture.
Se cacher derrière de nouveaux logiciels, alors que l’on pouvait faire la même chose plus simplement.
Se dire que ça ira mieux avec du nouveau.
Se dire que ça sera encore mieux de tenir un journal en ligne avec un palm, pour écrire n’importe où (et n’importe quoi aussi, sans doute).
Trois jours pour essayer de faire marcher un système censé produire un blog en léger différé, un blog plein de notes prises sur le vif; trois jours perdus, le système ne marche pas; trois jours, j’aurais pu écrire des lignes et des lignes sur ce site délaissé, qui se converti de plus en plus en une notice technique étendue ou pire, en un catalogue sans fin des nouveautés qui ne seront pas commercialisées en Europe et, si elles le sont, qui ne seront pas à la portée de mon porte-monnaie.
Trois jours, et je finis par penser qu’il n’est pas trop tard pour changer de direction.

Ce fut une très belle soirée.



Le poids du passé

2 11 2004

Il n’était pas question de laisser à l’abandon le bavardage de ces trois dernières années; je voulais récupérer et mettre à disposition les entrées produites de septembre 2001 à mai 2004. Rien de bien intéressant, juste le témoignage de mon goût finalement ancien pour les blogs et les explorations aléatoires de la grande toile.
Restons humbles: en septembre 2001, almaren existait déjà depuis près d’une année.
Et quand on pense que big z nous ravit depuis presque dix ans.
il y a dix ans, je surfais pour la première fois sur une station unix; j’ai pensé que le web était une chose chaotique et ennuyeuse, sans grand intérêt.
Quelle fulgurante intuition. Quel sens de l’anticipation. Encore bravo.