Le dessous des choses

24 01 2005

Interrogation métaphysique: en regardant la télévision l’autre soir, je me suis demandé comment la robe de Victoria Silvstedt, starlette suédoise à la mâchoire carrée et aux jambes mesurant plus de trois mètres cinquante - sans exagérer -, pouvait tenir de la sorte. Il y a visiblement un truc, une astuce de magicien du dimanche, quelques bouts de ruban adhésif, de la ficelle transparente, une punaise, quelque chose; bon, le but de tout ce bricolage, c’est de faire croire qu’il n’y a rien dessous, mais en fait, il y a bien quelque chose, une espèce de minuscule culotte couleur chair. Alors que le philosophe demandait pourquoi il y avait quelque chose plutôt que rien, Victoria Silvstedt fait tout pour nous faire croire qu’il n’y a rien, alors qu’il y a bien quelque chose, quelque chose pour cacher ce lieu qu’un peintre a un jour désigné comme étant l’origine du monde. En résumé, Victoria suggère la nudité édénique, l’origine du monde, alors même que ce n’est qu’un trompe-l’oeil, une illusion. La mise en scène semble révéler l’essentiel, alors qu’elle ne dévoile qu’une apparence, qu’un masque de circonstance, répondant aux exigences mercantiles de la vie médiatique contemporaine.
Chose curieuse, l’émoi causé en direct à la télévision n’a presque pas eu de suites dans la presse française ou suisse, mais plutôt chez nos amis suédois et norvégiens qui en connaissent un rayon sur ladite Victoria.
Si l’on pense que de telles finesses mécaniques doivent être très incommodes à porter et rendent tout mouvement très délicat, je ne sais pas si Mademoiselle Silvstedt a passé un bonne soirée.


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