Le pilote et la mort
8 06 2006Difficile de dire pourquoi le goût pour la course automobile naît dans les cendres et la carcasse d’une voiture qui gît sur le bas-côté. A la suite du témoignage de Lionel Froissart, chroniqueur sportif qui couvre avec talent les courses du championnat du monde de F1, longue est la liste des lecteurs qui avouent que leur passion est née dans l’odeur de la mort.
Voyeurisme morbide?
A lire les commentaires, ce n’est pas le cas. L’accident mortel ne réjouit personne. La mort du grand champion attriste et afflige.
Peut-être, au-delà de l’aspect sportif et technique de la discipline, y a-t-il quelque chose d’admirable et de vain à frôler la mort sur un circuit, et à ne compter que sur ces propres forces pour sortir indemne et triomphant d’une course.
En équilibre fragile, pour se sentir en vie. Et, peut-être, pour apprivoiser la mort.





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