Allez, donne-moi le ballon
9 10 2007Trois petites séquences qui me font bien rire: il s’agit de séquences promotionnelles en marge de la coupe du monde de rugby, qui mettent en scène l’excellent Serge Simon, ancien joueur de rugby, devenu consultant pour la presse écrite et la télévision, et que l’on peut également retrouver sur son blog. Sans connaître particulièrement le rugby (et, pour tout avouer, j’ignorais tout de Serge Simon il y a encore quelques semaines), j’ai un plaisir sans limites à l’entendre parler du ballon ovale, tant ses remarques sont précises, intelligentes et souvent ironiques. Il arrive parfois que les gens qui parlent très bien d’un sport (ou de tout autre chose, d’ailleurs) donnent l’envie de prendre le temps de s’y intéresser un peu plus. Bref, voici ces trois séquences que je me passe en boucle (je prends un risque en avouant cette fixette momentanée, qui ne fait peut-être rire que moi):





Un risque très bien assumé de ta part, je t’assure…
Et puis il n’y a vraiment pas de mal à s’intéresser au rugby, un sport qui (hélas?) revient à la mode. Un jeu de cinglés, il faut toutefois le dire, et être un peu barge soi-même permet de l’apprécier à sa juste valeur… Bref, une nouvelle petite folie pour pimenter la vie? 
Comment ça, “hélas”?
Bon, premièrement, je dois être honnête: je n’ai jamais touché un ballon ovale et je ne m’intéresse au rugby que très ponctuellement, lors des coupes du monde ou quand je suis au pays basque français. Comment dit-on aujourd’hui? Je suis un “rugby friendly”.
Mais je crois que ce n’est pas un sport de cinglés, bien au contraire; c’est un sport longtemps animé par une très grande sportivité, un respect mutuel des joueurs et l’acceptation de la faillibilité de l’arbitrage. Pour finir, c’est un sport de confrontation, alors que le football est un sport d’évitement, et tu sais comme j’aime la confrontation (amicale, bien entendu).
Malheureusement, les choses semblent changer, comme j’ai pu le lire ce matin: Les valeurs du rugby
[…] très cher, et pour te prouver que je suis sans rancune, le voici enfin révélé aux […]
“Hélas”, comme dans: jusqu’ici les masses insipides nous donnaient l’illusion de nous intéresser à quelque-chose de différent, d’authentique; à présent que le rugby devient la dernière “mode djeunz et branchée inzeuouind”, le vieil ours que je suis craint un peu pour la paix de son coin de forêt… L’article que tu cites dans ton commentaire ne peut que renforcer mes craintes à ce sujet. Perte d’innoncence dans le monde du rugby, bienvenue dans les mécanismes qui ont détruit le football.
“Jeu de cinglés”, car je ne vois pas comment on pourrait adjectiver autrement un sport qui répond à la définition de: “un jeu ou de grands bonhommes courent les uns dans les autres, puis s’écrabouillent réciproquement avec des chaussures à clous pendant 80 minutes”?
“Cinglé” et “barge”, comme dans: j’apprécie énormément les gens un peu (ou très) fous; certaines cultures les considèrent même comme sacrés (et non, ce n’était pas péjoratif, donc…)
À quand une petite partie?
Quand tu voudras, mais attention, je cours vite.
Sans commentaires… (ah, si, un petit quand même dans le dessin)