Je suis de moins en moins en mesure d’assurer la maintenance technique, chronique et thématique de ce site,
David, assis sur un lit d’hôpital, observe le pédiatre et les infirmières qui s’agitent autour de lui,
Devoirs du jour de ma fille, savoir écrire ‘le ara’, ‘la rue’, ‘rire’,
Lorsque je plie le coude pour que la bouteille de 50 centilitres de thé froid atteigne ma bouche, ma main et mon avant-bras tremblent,
Assis sur son lit, David sent une douleur à l’abdomen en croyant qu’il s’agit de son estomac,
je plie le coude, ma main tremble, je parviens à peine à tenir la bouteille à moitié pleine,
Dans sa chambre d’hôpital, David attend que les infirmières s’en aillent pour enfiler son costume d’Ironman, version rouge et or,
le ara, rire, la rue, rire, le ara, la rue, rire,
deux pilotes de British Airways, alors qu’ils volent au-dessus de Madrid, aperçoivent Ironman, version rouge et or, traverser le ciel en se tenant l’abdomen ou l’estomac (il y a désaccord sur ce point),
Agustín Fernández Mallo, Julio Cortázar et Roberto Bolaño se croisent par hasard sur le quai de la gare de Dijon,
rira bien le ara qui rira le dernier dans la rue,
je plie le coude, ma main tremble moins, la bouteille est vide,
un collage injustement méconnu du célèbre artiste contemporain Phil Birnstein (et dont le titre m’échappe) représente Ironman, version rouge et or, assis sur un banc de la gare de Dijon, un Ara posé sur son épaule, attendant le tgv, alors que trois personnages difficilement identifiables discutent au deuxième plan.