Souvenirs impérissables

23 10 2007

Ce matin, on m’a parlé des Chevaliers du zodiaque…
J’ai un souvenir nébuleux des Chevaliers du zodiaque: des personnages baroques et suréquipés, qui tiennent des dialogues interminables avec des adversaires auxquels ils ont explosé les yeux, la colonne vertébrale et le foie, tout en se remémorant un épisode crucial de leur difficile enfance (le jour où j’ai achevé, à mains nues, un ours sauvage et mal disposé, le jour où un vieux maître haut comme trois pommes, au bord d’une improbable cascade, énonce une parabole incompréhensible qui prend tout son sens, là, maintenant, alors que j’ai perdu trois dents, un bras et deux jambes).
J’étais sans doute trop jeune pour saisir la sagesse impérissable de tout cela.